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Fulguraþii: Giorgio Agamben. Focul si povestea
Scris la Saturday, September 20 @ 14:48:07 CEST de catre asymetria |
À la fin de son livre sur la mystique juive, Scholem raconte cette histoire qui lui avait été transmise par S. J. Agnon : Quand le Baal Shem avait une tâche difficile devant lui, il allait à une certaine place dans les bois, allumait un feu et méditait en prière, et ce qu'il avait décidé d'accomplir fut fait. Quand, une génération plus tard, le «Maggid» de Meseritz se trouva en face de la même tâche, il alfa à la même place dans les bois et dit: Nous ne pouvons plus allumer le feu, mais nous pouvons encore dire les prières - et ce qu'il désirait faire devint la réalité. De nouveau une génération plus tard, Rabbi Moshe Leib de Sassov eut à accomplir cette même tâche. Et lui aussi alla dans les bois et dit: Nous ne pouvons plus allumer un feu et nous ne connaissons plus les méditations secrètes qui appartiennent à la prière, mais nous savons la place dans les bois où cela s'est passé, ce doit être suffisant; et cela suffit. Mais quand une autre génération fut passée et que Rabbi Israël de Rishin, invité à accomplir la même tâche, s'assit sur son fauteuil doré dans son château, il dit: Nous ne pouvons plus allumer le feu, nous ne pouvons plus dire les prières, nous ne savons plus la place, mais nous pouvons raconter l'histoire de comment cela s'est fait. Et encore une fois cela suffit l .
Il est possible de lire cette anecdote comme une allégorie de la littérature. L'humanité, dans le
cours de son histoire, s'éloigne toujours davantage des sources du mystère et perd peu à peu le souvenir de ce que la tradition lui avait enseigné sur le feu, sur le lieu et la formule — mais les hommes peuvent encore raconter l'histoire de tout cela. Ce qui reste du mystère est la littérature et « ça, commente le rabbin en souriant, doit être suffisant ». Le sens de ce « cela suffit » n'est pourtant pas aisé à saisir, et le destin de la littérature dépend peut- être de la manière dont on peut le comprendre. Dès lors qu'on le conçoit simplement dans le sens où la perte du feu, du lieu et de la formule constitue en quelque sorte un progrès et que le fruit de ce progrès (la sécularisation) est la libération du récit de ses sources mythiques et la constitution de la littérature devenue autonome et majeure — dans une sphère séparée, la culture, alors ce « cela suffit » devient véritablement énigmatique. Cela suffit — mais à quoi? Pourrait-on se satisfaire d'un récit qui n'aurait plus le moindre rapport avec le feu?
Giorgio Agamben, extras din Le feu et le récit 1. Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive (1941), trad. de Marie-Madeleine Davy, Paris, Payot, coll. «Petite Bibliothèque Payot », 2014, p. 505-506 [trad. modifiée].
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