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    Istorie recenta: Mircea Stanescu. LA SECURITATE DES PRISONS ET DES CAMPS EN ROUMANIE COMMUNISTE
    Scris la Monday, March 29 @ 14:50:34 CEST de catre asymetria
    Historia oculta Le but de cette étude est de faire une analyse historique sur la naissance et la gamme d’opérations de la structure de la Securitate des prisons et des camps, dans ses premiers cinq années de fonctionnement. Il sera une analyse institutionnelle ayant comme but de voir : la nécessité de l’apparition de la structure, ses charges, ses chefs et son personnel, et ses relations sur la verticale (avec la Securitate) et sur l’horizontale (avec l’administration des prisons). L’apparition de cette structure est directement liée à la rééducation déployée en régime carcéral pendant la période correspondante, d’où notre choix temporel. Nous allons nous arrêter le moment où, confronté avec le dévoilement d’une partie du secret de la rééducation, le régime a déclanché les enquêtes pour inculper les boucs émissaires : une partie des détenus impliqués, et aussi de ses cadres de la Securitate des prison et des camps.

    LA SECURITATE DES PRISONS ET DES CAMPS EN ROUMANIE COMMUNISTE
    (1949-1953)[1]

    Le but de cette étude est de faire une analyse historique sur la naissance et la gamme d’opérations de la structure de la Securitate des prisons et des camps, dans ses premiers cinq années de fonctionnement. Il sera une analyse institutionnelle ayant comme but de voir : la nécessité de l’apparition de la structure, ses charges, ses chefs et son personnel, et ses relations sur la verticale (avec la Securitate) et sur l’horizontale (avec l’administration des prisons). L’apparition de cette structure est directement liée à la rééducation déployée en régime carcéral pendant la période correspondante, d’où notre choix temporel. Nous allons nous arrêter le moment où, confronté avec le dévoilement d’une partie du secret de la rééducation, le régime a déclanché les enquêtes pour inculper les boucs émissaires : une partie des détenus impliqués, et aussi de ses cadres de la Securitate des prison et des camps.

    Le Service d’opérations
    La préoccupation de la Securitate de créer une structure dans les prisons et les camps date de l’automne 1948. à cette époque, Coman Stoilescu, le chef de la VIIème Direction de la Securitate (Technique) et chef de secteur, a reçu l’ordre de Gheorghe Pintilie, le chef de la Securitate, et d’Alexandru Nicolschi[2], son adjoint, de s’occuper du travail informatif « en vue de surveiller du point de vue informatif le personnel employé à la Dir[ection]. générale des pénitenciers, et aussi le personnel des pénitenciers du territoire »[3]. Mais un mois après, il a reçu l’ordre de sortir ce problème de ses préoccupations et de passer à un autre. En conclusion, le principal objectif du régime a été, à l’origine, la vérification de la fidélité idéologique des ses cadres.
    Jusqu’alors, les directeurs des prisons coordonnaient le travail informatif, mais seulement parmi les détenus politiques.
    Le Service d’opérations (SO), la première dénomination de la Securitate des prisons, a été crée en mars 1949[4] „de l’initiative du camarade le ministre [Gheorghe] Pintilie”[5]. Gavrilã Birtaº, le chef de la IIIème Direction de la Securitate (Contre-espionnage dans les prisons et dans la milice), relate : « J’étais convoqué par le camarade le ministre adjoint Pintilie, qui m’informait de sa décision de créer un organe informatif dans le cadre des pénitenciers, travail qui fallait être dirigé par moi-même. »[6] La structure de la Securitate des prisons a été, donc, organisée en tant que service de la IIIème Direction de la Securitate, son chef ayant le grade de majeur.
    En vue de diriger le nouvel organisme, Birtaº a recommandé son ami, le majeur Iosif Nemeº, qu’il connaissait depuis la période de leurs activité communiste subversive, pendant l’entre deux guerres. Toutefois, il connaissait son activité de directeur de la prison d’Oradea, où il avait prouvé des aptitudes dans le domaine des informations[7].
    Iosif Nemeº relate la manière dont les événements se passaient : « Le moment où, venu d’Oradea, je me présentais à Bucarest, j’étais convoqué par l’ancien directeur général des Pénitenciers, Voicu Daciu, qui me mettait en contact avec l’ancien ministre adjoint du M.A.I., Marin Jianu. à cette occasion, il m’informait de la décision de créer un nouvel service dans le cadre de la Direction générale des pénitenciers, dirigé par moi-même, qui aurait comme but la collecte des informations en pénitenciers, concernant l’activité des détenus qui n’était pas découverte par les Organes qui ont effectué la première investigation, l’atmosphère du pénitencier, les contactes des détenus avec les autres citoyens d’en dehors, et, le même temps, l’attitude du personnel pénitencier [et] la manière dont il remplit ses charges. »[8] Entre temps, l’intérêt principal du régime glissait de ses cadres vers les détenus.
    Nemeº était aussi informé qu’il va recevoir le personnel nécessaire en vue de couvrir toutes les prisons. Et il continue : « Toutefois, j’étais instruit de garder comme liaison supérieure, dans le domaine des infractions politique, le colonel [Gavrilã] Birtaº »[9]. Il insiste : « je mentionne que je rapportais à Birtaº Gavrilã toute mon activité, et aussi toute l’activité du Service, en l’informant sur absolument toutes les problèmes, aussi par écrit que verbalement. »[10].
    Ion Lupºan, officier dans le SO, confirme la liaison de la structure informative sur la voie hiérarchique : « Notre Service (...) travaillait avec la Securitate, respectivement avec le camarade colonel [Gavrilã] Birtaº. La liaison avec le colonel Birtaº était gardée par le camarade Nemeº et Eva Birtaº. »[11] A son tour, Eva Birtaº, l’adjointe de Nemeº, déclare : « Notre Service ne tenait aucune liaison avec le dir[ecteur]. gén[éral]. Baciu, mais, suite aux informations communiqués par Nemeº et à mes constats personnels, le Service tenait la liaison avec : le camarade général Pantiuºa[12], le camarade général Nicolschi, le colonel Dulgheru, le colonel Birtaº et
    le colonel Glubacov [Gluvacov].”[13] Le lieutenant-colonel Andrei Gluvacov était l’adjoint de Gavrilã Birtaº à la tête de la IIIème Direction de la Securitate. Gluvacov déclare, à son tour, que le matériel informatif envoyé par les bureaux d’opérations des prisons à travers la poste militaire était adressé à Birtaº[14]. Enfin, le colonel Miºu Dulgheru, le chef de la Direction d’enquêtes pénales de la Securitate, dit : « Je sais que Birtaº Gavrilã tenait la liaison avec Nemeº, étant donné que Nemeº le visitait maintes fois »[15]. Toutes les sources attestent, incontestablement, qu’elle était la liaison supérieure de la Securitate des prisons.
    Concernant les ordres reçus en vue d’organiser les actions informatives, Birtaº déclaré : « Sur le problème de la collecte des informations, Nemeº a reçu des instructions de la part du général Nicolschi [et] du ministre adjoint Pintilie »[16]. à son tour, Birtaº a instruit « les chefs des bureaux d’inspections [d’opérations] qui fonctionnaient auprès les pénitenciers de s’approcher de certains détenus, en les créant des avantages, donc [un autre] régime de détention, à travers : les colis, les lettres, les parloirs, pour pouvoir les recruter comme indicateurs. Les informations devaient être collectées parmi les détenus contre-révolutionnaires »[17]. Il existait aussi une hiérarchisation du péril des organisations et des orientations politiques, étant donné que la structure informative s’occupait de la collecte des informations et la répression « des actions des légionnaires[18], des national paysans et d’autres détenus »[19]. Eva Birtaº, employée de la nouvelle structure, déclare : « En vue de remplir leur mission, les camarades qui fonctionnaient dans les bureaux informatives avait le droit de prendre le contact avec les détenus, droit interdit à autres cadres du pénitencier, à l’exception du directeur »[20]. Puis, « les indicateurs devaient être recrutés surtout parmi les légionnaires et national paysans, et spécialement parmi ceux qui jouissaient d’un grand prestige devant les autres détenus »[21]. Par conséquent, le but n’était donc pas seulement l’obtention des informations, mais aussi la compromission des détenus[22].
    La nouvelle structure se heurtait d’une certaine résistance même à l’intérieur de l’administration des prisons où elle fallait créer sa place. Birtaº relate : « Je connais qu’en ce qui concerne le travail d’organisation, certains directeurs de prisons ont fait des difficultés. Nemeº Iosif m’informait de ces difficultés et il m’a envoyé des rapports qui étaient rédigés par les chefs des bureaux d’inspections [d’opérations], suite desquels j’ai signalé au ministre de ressort Jianu, pour prendre des mesures en vue de corriger la collaboration entres les chefs des bureaux d’inspections des pénitenciers et les directeurs des pénitenciers »[23].
    Le personnel du Service central d’opérations était composé, au début, par : Cornel Lupºan (responsable de l’évidence des travaux) et Eva Birtaº (l’adjoint du chef du Service, pendant quatre-cinq mois, à partir de juin-juillet 1949), auxquels s’ajoutait, ultérieurement, Gheorghe Mogoº (travailleur efficient)[24]. Six mois après, il a été remplacé par Marcel Hofman. Le dernier était l’homme de confiance d’Iosif Nemeº et aussi d’Eva Birtaº. Puis ont été employés Nicolae Bucur (travailleur efficient) et Paraschiv Radu (pendant quatre mois, jusqu’en mai 1950). La dactylographe du Service était Maria Alexandrescu, transférée à l’automne de 1949, quijusqu’alors travaillait à la greffe de la prison Vãcãreºti.
    Nemeº était en relations d’amitié avec Eva Birtaº et son époux, Gavrilã. C’est la raison de laquelle il proposait à celle-ci – jusqu’alors activiste à l’Association roumaine pour la consolidation des liaisons avec l’Union soviétique (en abréviation roumaine, ARLUS) – de travailler à coté de lui, proposition acceptée, étant donné que « ce type de travail m’attirait »[25]. Avec les autres, Nemeº n’avait que des rapports de service. Dans le domaine des opérations, il se consultait avec Lupºan, et, suite au transfert de ce dernier, à partir de septembre 1949, avec Hofman.
    Jusqu’en septembre 1949, les officiers des Bureaux d’opérations des prisons mettaient les notes informatives et la correspondance dans des enveloppes, les apposait le sceau, les livraient à la Régionale de Securitate qui, à son tour, sans les enlever le sceau, les envoyait par courrier spécial à Bucarest, à la IIIème Direction de la Securitate[26]. Pendant la période mai 1949 – octobre 1950, quand le lieutenant-colonel Andrei Gluvacov a été l’adjoint du chef de la IIIème Direction de la Securitate, les enveloppes, en nombre de 1-3 pour chaque prison, arrivaient à l’intervalle de 15-30 jours[27]. à partir du mois de septembre 1949 (juste avant le début de la rééducation « de type Piteºti »), les enveloppes étaient transmises au SO personnellement par les officiers des bureaux d’opérations[28]. Eva Birtaº, adjointe de Nemeº, recevait les notes informatives, puis les répartissait aux officiers subordonnés. Ceux derniers rédigeaient une „note résumée” (notã rezumativã) du contenu des informations, puis Eva Birtaº les vérifiait et donnait des indications en vue de les mettre au point. Quand l’opération était achevée, Nemeº transmettait à Gavrilã Birtaº les notes informatives en original, accompagnées par les notes résumées des officiers qui travaillait dans la centrale du SO[29]. Puis, « les notes plus précieux était transmises pour exploitation autant dans le cadre de notre direction, aussi qu’aux autres directions »[30].
    Parfois, il arrivait que les enveloppes contenant des informations destinées aux officiers de la Centrale soient ouvertes par la Securitate, point de discorde entre Lupºan et Eva Birtaº. Même si Lupºan avait raison, il a fini par être transféré à la prison Vãcãreºti[31]. Son successeur Paraschiv Radu semble avoir eu plus de succès dans la question : « Maintes fois, Eva Birtaº arrivait avec les enveloppes ouvertes, ce qui me poussait croire qu’elle les censurait. J’ai attiré l’attention sur ce point à Nemeº, et, finalement, il a remplacé Eva Birtaº.
    Il était périlleux qu’un autre, et non pas Nemeº, ouvre la correspondance, étant donné qu’il arrivait exister des informations concernant même l’époux de la camarade Birtaº, le colonel Birtaº »[32]. En absence de Nemeº, Eva Birtaº le remplaçait et donnait des instructions, tant à l’appareil central qu’aux unités[33]. Hofman donnait lui aussi des instructions, et il recevait des rapports verbaux des officiers du territoire[34].
    Parfois, Lupºan et Hofman « tapaient à la machine à écrire des matériaux secrets en contenu, qui n’étaient pas gardés en archives. »[35] Les rapports rédigés par les officiers étaient vérifiés par Eva Birtaº et Iosif Nemeº, puis ils « était remis à la Securitate, au colonel [Gavrilã] Birtaº ou au camarade le ministre [Gheorghe Pintilie] »[36].               Un mois après la création du Service d’opérations, en avril 1949, Iosif Nemeº a reçu un nombre de 22 cadres en vue de les repartir aux principales prisons et constituer des bureaux d’opérations : « Conformément aux instructions reçues, apparemment, le personnel devait faire partie du cadre du pénitencier, pour que le travail ne soit pas dévoilé »[37]. Les officiers « ne se subordonnaient pas à la direction du pénitencier, mais travaillait directement avec nous »[38]. Le Service fonctionnait d’une manière conspirée dans le bâtiment de la Direction générale des pénitenciers (DGP), bien qu’il n’avait pas de relation de subordination avec celle-ci, mais avec la Securitate[39].
    Nemeº gardait le contact non pas seulement sur la verticale – avec la direction de la Securitate – mais aussi sur l’horizontale, avec la direction des Prisons. Les informations collectées par les bureaux d’opérations, qui concernaient les déviations du personnel des prisons, étaient redistribuées par le Service d’opérations à Marin Jianu, le ministre adjoint de l’Intérieur qui s’occupait du secteur pénitenciers, puis, elles étaient retransmises, en vue de prendre des mesures, à la Direction générale des pénitenciers[40].
    Toutefois, la principale préoccupation du Service a été, pendant la période 1949-1950, liée de la mise en pratique de la rééducation « de type Piteºti » (bref, faire sortir des informations des détenus, par le biais de la torture et leur conversion idéologique), initiée à la prison de Piteºti[41].

    Le Service d’inspections
    Au début du mois de mai 1950, Iosif Nemeº a remis ses fonctions au lieutenant-colonel Tudor Sepeanu[42].
    La structure d’opérations des prisons va être restructurée radicalement et sa dénomination remplacée avec une formule bénigne : le Service d’inspections[43]. Voilà l’épisode dans la relation de son nouvel chef : « à l’occasion de ma nomination comme chef de ce Service, M. le ministre adjoint, Pintilie Gh[orghe], m’a dit les suivantes : ‘tu vas recevoir environ 100 hommes qui vont être recrutés par la Direction des cadres [de la] D.G.S.S.[44] dès écoles de milice, avec lesquels tu vas créer une école préparatoire (ayant le concours de l’école de la D.G.S.S.) en vue de mener un travail à caractère informatif dans les pénitenciers. Après la fin des études, on va créer dans le cadre de la D.G.P. un service qui va porter le titre de ‘service d’inspections’, et qui va avoir deux objectifs : a) un objectif de surface, c’est-à-dire, le tri de la correspondance des détenus, le contrôle des colis, le comportement des détenus dans les pénitenciers ; b) l’autre objectif, principal, c’est-à-dire de mener un travail à caractère informatif ayant comme but d’obtenir des détenus tout ce qu’ils avait caché pendant les investigations, leurs liaisons en dehors de la prison, les tentatives de réorganisations, les contactes avec le personnel des pénitenciers etc.[...]’ En ce qui concerne le travail, ma liaison supérieure unique était même M. le ministre adjoint Pintilie. / M. le ministre adjoint m’a attiré l’attention qu’[avant] avait fonctionné un petit service du même genre qui n’avait pas donné des résultats et qu’il y avait des frictions entre Nemeº – le chef de ce service – et le directeur général [des Pénitenciers], le colonel Baciu »[45]. Il faut retenir qu’au début
    Sepeanu a tenu la liaison exclusivement avec le chef de la Securitate.
                  A la fin du mois d’avril, Sepeanu a fait une proposition d’organisation du Service d’inspections qu’il a remis à Gheorghe Pintilie, le chef de la Securitate[46]. Le service allait fonctionner dans le cadre de la DGP, ayant un nombre de 4-5 fonctionnaires qui centralisent et rédigent le matériel informatif reçu des prisons du territoire. Là-bas allaient fonctionner des bureaux d’inspections (en fait étaient restructurées les bureaux d’opérations existantes), qui étaient marqués dans le nouvel schéma de la DGP et encadrés avec 1-3 fonctionnaires, selon l’importance de la prison. En vue de l’obtention des informations, il préconisait le recrutement direct des indicateurs et la formation des résidents, « et, dans de cas spéciaux, comme à Piteºti – la diversion. »[47] Il s’agit d’une version élaborée de la rééducation en cours de déploiement. Les propositions ont été acceptées intégralement par Pintilie, avec la spécification que, « en ce qui concerne le filage du personnel administratif ; [il est nécessaire] de l’ajourner, pour éviter de produire des troubles dans la masse des fonctionnaires »[48].
    En vue du recrutement des stagiaires à l’école d’officiers de la Securitate des prisons, Sepeanu a établit le contact avec le colonel Erwin Voiculescu (le comandant des écoles de la Securitate) et le capitaine Giosanu (membre de la même structure), et pour l’assurance des conditions administratives de fonctionnement de l’école avec le colonel Ioan Baciu[49]. Puis, il a organisé des cours de quatre mois, le but étant de former de nouveaux cadres qui remplacent les anciens officiers politiques. L’école a débuté le 25 janvier 1950[50] à l’Hôtel Union de Bucarest[51]. Le chef de l’école était Sepeanu, et parmi les lecteurs et les séminaristes étaient : le lieutenant-colonel Paul Demetrescu, le sous-lieutenant Stroe et le adjudant Valentin Magdalen[52]. Pendant deux mois ils ont fait de l’éducation politique et les autres deux mois ils ont initié les stagiaires dans le travail de contre-informations[53]. à la fin de ce « court cours d’initiation »[54], le 21 mai 1950[55] les officiers avaient des connaissances vagues concernant le démasquement et la rééducation. Sepeanu mettait l’accent sur ce qu’il appelait la « diversion »[56]. Un des futurs officiers indique qu’à travers la technique respective le nouvel chef se proposait de « briser l’unité des détenus dans le but de l’annihilation de leurs actions hostiles »[57]. Sepeanu, qui arrivait au cours habillé en uniforme de la Securitate, disait aux futurs officiers que leurs responsabilités seront plus grandes que celles des comandants des prisons, et que : « à partir de là, vous n’allez pas mourir tranquillement, mais soit fusillés (tués) par de divers éléments, soit en prison »[58]. En même temps, « le lieutenant-colonel Sepeanu disait que nous devons savoir et voir tout, charge à transmettre aux indicateurs, et, à notre tour, nous avons formulé cette demande»[59].
    Au centre, à coté de Sepeanu, au début ont été employés Avram Hahamu et Iancu ªerban, puis, le 1 juin 1950, Constantin Zincã, Ioan Bacheº et Nicolae Guiu, en tant que travailleurs efficients[60]. La seule gardée de l’« actif » antérieur était la dactylographe Maria Alexandrescu.
    Iancu ªerban s’occupait avec l’enregistrement, en tant que chef du bureau secrétariat (ou de l’enregistrement)[61]. Il avait la mission de recevoir et d’enregistrer les notes informatives envoyées en enveloppes cachetées par les bureaux d’inspections du territoire, ou à travers le courrier de la Securitate (la poste militaire), ou surtout transportées par les officiers BI et par « d’autres occasions sûres »[62]. Puis, il ouvrait les enveloppes et les présentait à Sepeanu, qui mettait des résolutions de répartition vers un officier ou autre. Les officiers analysaient les notes, puis l’information originale et l’information analysée étaient renvoyées à Sepeanu. Les déclarations / démasquements étaient tapées à la machine. Quand elles arrivaient en grand nombre, n’étaient plus dactylographiées, mais envoyées en original en vue d’« exploitation » à la IIIème Direction de la Securitate. Les informations étaient « routées »[63] en trois mappes (conformément à l’ordre de Pintilie), puis Sepeanu les transmettait personnellement à la Securitate. Maintes fois, les officiers des bureaux d’informations livraient les notes informatives directement à Sepeanu, sans passer par le bureau d’enregistrement[64]. Iancu ªerban avait aussi la mission d’expédier la correspondance[65], et il était l’officier le plus proche de Sepeanu[66].
    Il existait donc, dès le début, une répartition des charges, les officiers de la Centrale ayant des fonctions de chefs de bureaux[67]. Ainsi, à l’exception de ªerban Iancu, qui était le responsable du secrétariat, Ion Bacheº s’occupait du travail informatif dans le rang des cadres des prisons, Avram Hahamu du travail informatif au rang des détenus contre-révolutionnaires, Constantin Zincã du travail informatif au rang de détenus de droit commun, et Nicolae Guiu était le responsable du travail de cadres (chef des cadres). Environ deux mois après, vers le mois de juillet 1950, Guiu a été transféré en province, son secteur aussi revenant àIon Bacheº.
    Au fur et à mesure que le Service a commencé fonctionner, les « liaisons supérieures » de Sepeanu commençaient descendre sur la voie hiérarchique : « Au début, j’ai livré toutes les informations à monsieur le ministre adjoint Pintilie, puis à M. le général-majeur Nicolschi Alexandru, puis à Birtaº Gavrilã et, finalement, à M. le majeur [Coman] Stoilescu »[68]. Pendant un mois et demi, Pintilie a été la liaison supérieure de Sepeanu[69]. C’était même l’évolution des liaisons supérieures du Service. Ainsi, « j’ai reçu des instructions de la part de M. le ministre adjoint Pintilie Gh[eorghe], et, à partir du mois de novembre 1950, j’ai commencé à recevoir des instructions de la part de M. le majeur Stoilescu Coman, [et] du majeur Cosma Augustin. J’ai livré les rapports d’activité aux suivants : à M. le ministre adjoint Pintilie Gheorghe, au général majeur Nicolschi [Alexandru], à Birtaº Gavrilã et à Stoilescu Coman »[70]. Augustin Cosma confirme, lui aussi, la date du début de la liaison avec le Service d’inspections[71], et Iancu ªerban confirme l’évolution de la structure de commande[72]. Par conséquent, la structure de la Securitate des prisons a été réorganisée en tant que service dans le cadre de la IIIème Direction de la Securitate, ce qui correspond à un déploiement de son activité, liée, bien entendu, au démasquement et à la rééducation.
    Sur place, dans chaque prison importante existait un bureau d’inspections dirigé par un ou deux officiers (rarement trois) qui, d’une manière similaire aux précédents officiers des bureaux d’opérations, ne se subordonnaient pas aux directeurs des prisons, mais directement au chef du Service d’inspections, c’est-à-dire a Sepeanu, « le seul qui avait le droit [les] donner des ordres et de recevoir des rapports [de ceux-ci] »[73]. De plus, « Les instructions de Sepeanu stipulaient que les bureaux d’inspections fonctionnent d’une manière conspirée même envers le directeur »[74]. Après la relation de la dactylographe du Service, les instructions de Sepeanu transmises aux officiers des bureaux d’inspections des prisons étaient les suivantes : « de constituer un réseau d’indicateurs, tant au rang des détenus, qu’au rang de l’administration, qu’ils instruisent au sens de fournir des informations sur toute sorte d’activité hostile. Je connais qu’on parlait d’une action de ‘démasquement’ à travers la rééducation des détenus »[75]. Et Maria Alexandrescu continue : « L’activité de notre service s’intensifiait, et cela grâce à la capacité personnelle de Sepeanu et de la décision d’élargir le collectif de travail. Sepeanu était un dirigeant exigeant, mais [le même temps] il humiliait ses subalternes »[76]. Il les injuriait, les menaçait et les disait de gros mots[77].
    Concernant le style de travail du nouvel chef, Iancu ªerban relate : « Sepeanu a donné des instructions sommaires sur la manière dont il faut travailler dans les pénitenciers. Maintes fois, quand les officiers des bureaux d’inspections demandaient des conseils, Sepeanu les recommandait ‘de se casser la tête eux-mêmes’ »[78]. Les devoirs du Service sont restées les mêmes que pendant la période de Nemeº : le déploiement du travail informatif parmi les détenus politiques, en vue de sortir des informations concernant leurs activités en prison et avant l’arrestation ; l’obtention des informations concernant le personnel des prisons, de la violation du règlement pénitencier et de leurs relations avec les détenus[79]. Les officiers BI ne tenaient pas la liaison directe avec tous les indicateurs, mais seulement avec certains d’entre eux[80]. Aux prisons importantes – Piteºti, Aiud, Gherla et Poarta Albã – existait des indicateurs coordonnateurs qui, à leur tour, avaient en sous-ordre d’autres indicateurs recrutés par eux-mêmes. Ils s’appelaient des « chefs résidents ». Toutes les notes informatives, même les plus banales, étaient envoyées au centre, et il était interdit que les officiers politiques fassent une sélection[81]. L’attention de Sepeanu se focalisait, bien entendu, sur les prisons : Piteºti, Gherla, Aiud et Jilava, « où il y avait des détenus contre-révolutionnaires, et spécialement légionnaires »[82].
    La liaison entre le Service et les bureaux des prisons se réalisait « à travers la correspondance, les inspections de Sepeanu et la convocation des officiers au centre »[83].
    De plus, il existait une ligne de commande plus rigoureuse que pendant la période de Nemeº[84].
    Ion Bacheº montre les attentes du nouvel chef envers les subordonnés qu’il avait formé : « Celui-ci – Sepeanu – était intéressé de faire sortir plus de matériel – mais il n’était pas intéressé par les méthodes appliquées, car acceptait toute initiative dans ce domaine. Je fais une déduction du fait qu’aucun officier des bureaux d’inspections n’a pas été sanctionné ; Sepeanu ne les attirait même pas l’attention d’avoir utilisé une méthode ou une autre. / Sepeanu critiquait ceux qui n’apportaient pas d’informations »[85]. À son tour, Iancu ªerban montre la méthode privilégiée de Sepeanu: « Je connais que la principale méthode utilisée en vue de l’obtention des informations était la soi-disant action de démasquement »[86]. À la différence de la période de Nemeº, la dactylographe du Service constate à son tour : « Les instructions étaient transmises seulement par Sepeanu – je parle des instructions importantes – et toujours verbalement »[87]. Ion Bacheº montre que les officiers du centre étaient tenus au courant avec le déploiement de l’action par les officiers du territoire : « Sucigan Gheorghe et Mircea [Mihai] racontaient qu’aux pénitenciers Piteºti et Gherla les détenus qui allaient déclarer leur activité et l’activité des autres avec lesquels ils avaient des liaison dans l’action hostile étaient introduits séparément, dans des chambres de détention, avec 5-6 autres détenus ‘rééduqués’, qui, à travers certains méthodes, les déterminaient à parler »[88]. De plus, la conclusion de Maria Alexandrescu est sans appel : « Tous qui travaillons dès le début au service d’inspections connaissions les atrocités commises dans les pénitenciers, mais non pas bien avant d’être interdites. Les cas de mort étaient signalés à Sepeanu, mais je ne sais pas si on lui montrait aussi les causes des décès »[89]. Il est hors de discussion que le chef du SI connaissait les circonstances de la mort des détenus, étant donné qu’il s’amusait sur ce sujet avec son amie Eva Birtaº : « Sepeanu me disait, lui aussi, éclatant en rire, que les détenus se battent entre eux et même qu’ils s’entretuent »[90].  

    Nota: [1] Le texte représente une partie de notre ouvrage intitulé La rééducation en Roumanie communiste. Du fin des années ’40 au début des années ’50, vol. I (en roumain, en voie de publication). [2] Il avait aussi la fonction de secrétaire général du Ministère de l’intérieur, et répondait du problème des détenus politiques. [3] „pentru a supraveghea informativ personalul angajat al Dir[ecþiei]. Gen[erale] a Penit[enciarelor,] cât ºi pe cel din penitenciarele din þarã.” Coman Stoilescu, Déclaration de témoin, 29/03/1955, Archive du Conseil National pour la Recherche des Archives de la Securitate, Fond « Pénal », dossier no 25 390, vol. 3, f. 24 v (verso). Sans indication autre, toutes les renvoies sont à cette archive et à ce dossier, qui ressemblent les déclarations données par les anciens cadres de l’administration des prisons et les officiers politiques enquêtés par les Organes du régime pendant la période 1953-1955. Finalement, en 1957 sept de ces cadres ont été condamnés pour couvrir la responsabilité du régime dans l’organisation et le déploiement de la rééducation en système carcéral. Pour l’histoire de toutes les procès liés à la rééducation, et en particulier de ce procès, voir notre ouvrage Procesele reeducãrii (1952-1960) [Les procès de la rééducation (1952-1960)], publié en volume avec l’ouvrage de Titicã Predescu, intitulé Statul ºi dreptul, instrumente de represiune ale dictaturii comuniste [L’Etat et le droit, instruments de la répression communiste], Piteºti, Fundaþia Culturalã „Memoria” – Filiala Argeº, 2008, notamment pp. 119-198. [4] Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 81 v. [5] „din iniþiativa tov. ministru [Gheorghe] Pintilie”. Gavrilã Birtaº, Interrogatoire, 15/04/1955, vol. 3, f. 4 v. [6] „Am fost chemat la Tov. ministru adj. Pintilie, care mi-a adus la cunoºtinþã cã se va creia un organ informativ în cadrul penitenciarelor, iar munca aceasta va trebui condusã de mine.” Ibidem, ff. 4 v-5 r (recto). [7] Ibidem, f. 5 r. [8] „Cînd m-am prezentat dela Oradea la Bucureºti[,] am fost chemat de fostul director general al penitenciarelor[,] Voicu Daciu, care m-a pus în legãturã cu fostul ministru adjunct dela M.A.I., Marin Jianu. Cu aceastã ocazie mi s-a adus la cunoºtinþã cã se va înfiinþa un nou serviciu în cadrul Dir. gen. a penitenciarelor, pe care îl voiu conduce ºi care va avea drept scop culegerea de informaþii din cadrul penitenciarelor, privind activitatea deþinuþilor, care nu a fost descoperitã de cãtre organele de primã cerceta[re], atmosfera din penitenciar, legãturile pe care le au deþinuþii cu alþi cetãþeni din afarã ºi[,] în acelaºi timp[,] atitudinea personalului de penitenciar de felul cum ei îºi îndeplinesc sarcinile.” Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 81 v. Voir aussi Miºu Dulgheru, Déclaration de témoin, 1/04/1955, vol. 3, f. 19 v. [9] „Deasemeni[,] am primit ca instrucþiuni ca legãtura superioarã în ceiace priveºte infracþiunile politice sã o þin cu col. [Gavrilã] Birtaº”. Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 81 v. [10] „mai menþionez cã eu raportam lui Birtaº Gavrilã, toatã activitatea mea[,] cât ºi a serviciului, informându-l de absolut toate problemele[,] atât în scris cât ºi verbal.” Ibidem, f. 83 v. [11] „Serviciul nostru (...) lucra cu Securitate[a], respectiv cu tov. Col. [Gavrilã] Birtaº. Legãturã cu colonelul Birtaº o avea tov. Nemeº ºi Eva Birtaº.” Ion Lupºan, Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 63 v. Marcel Hofman, un autre officier dans la centrale du SO, confirme lui aussi que leur liaison supérieure à la Securitate était Gavrilã Birtaº. Cf. Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, f. 70 r. [12] Pantelei Bodnarenko (alias Gheorghe Pintilie), dit Pantiuºa, le chef de la Securitate. [13] „Serviciul nostru nu þinea nici un fel de legãturã cu dir[ectorul]. gen[eral]. Baciu, ci dupã cîte am aflat dela Nemeº ºi am constatat eu personal[,] serviciul þinea legãturã cu: tov. general Pantiuºa, tov. general Nicolschi, col. Dulgheru, col. Birtaº ºi col. Glubacov [Gluvacov].” Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 55 v. [14] Andrei Gluvacov, Déclaration de témoin, 10/03/1955, vol. 3, ff. 21 v-22 r. [15] „ªtiu cã Birtaº Gavrilã avea legãturã cu Nemeº pentrucã, Nemeº venea foarte des la el.” Miºu Dulgeru, Déclaration de témoin, 1/04/1955, vol. 3, f. 20 v. [16] „Instrucþiuni în legãturã cu culegerea informaþiilor[,] Nemeº a primit din partea lui: g-ral Nicolschi, [ºi] ministru adj. Pintilie.” Gavrilã Birtaº, Interrogatoire, 15/04/1955, vol. 3, f. 5 v. [17] „ºefii birourilor de inspecþii [operative] de pe lîngã penitenciare sã-ºi apropie unii deþinuþi, fãcîndu-le unele avantagii[,] în sensul de a le îmbunãtãþi regimul de deþinere[,] ca: pachete, scrisori, vorbitor, pentru a-i putea recruta ca informatori. Informaþiile trebuiau culese din rîndul deþinuþilor contrarevoluþionari.” Ibidem. [18] Membres du Mouvement Légionnaire, organisation d’extrême droite. [19] „acþiunilor legionarilor, þãrãniºtilor ºi a altor deþinuþi” Idem, Déposition de témoin, 20/02/1957, vol. 7, f. 275 r. [20] „Pentru a-ºi îndeplini misiunea[,] tovarãºii din birourile informative aveau dreptul sã ia legãtura cu deþinuþii, drept pe care nu-l aveau cadrele penitenciarului, cu excepþia directorului.” Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 56 r. [21] „Informatorii trebuiau recrutaþi mai ales dintre legionari ºi þãrãniºti[,] ºi anume dintre aceia care aveau mai mult prestigiu în faþa deþinuþilor.” Ibidem. [22] Dans le même sens, pour les réglementations internes de la Securitate pendant la période en discussion, en référence au recrutement et la typologie des indicateurs, voir Directiva referitoare la munca cu agentura [Directive sur le travail avec les agents], dans Cristina Anisescu, Silviu B. Moldovan, Mirela Matiu (éds.), „Partiturile Securitãþii”. Directive, ordine, instrucþiuni (1947-1987) [Les « partitions » de la Securitate : directives, ordres, instructions (1947-1987)], Bucarest, Editions Nemira, 2007, pp. 204-216. [23] „Cunosc cã în ceeace priveºte munca de organizare au fost greutãþi din partea unor directori de penitenciare. (...) M-a informat Nemeº Iosif de aceste greutãþi ºi am primit ºi rapoarte dela Nemeº, rapoarte redactate de ºefii birourilor inspecþii [operative], în urma cãrora am sesizat pe ministrul de resort Jianu, pentru a se lua unele mãsuri în vederea îmbunãtãþirii colaborãrii între ºefii birourilor inspecþii din penitenciare ºi directorii penitenciarelor.” Gavrilã Birtaº, Interrogatoire, 15/04/1955, vol. 3, ff. 5 r-v. [24] Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, ff. 82 r, 83 r; Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, f. 69 v; Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 65 v; Paraschiv Radu, Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, ff. 61 v-62; Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, ff. 55 v-56 r. [25] „acest fel de muncã mã atrãgea”. Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 55 v. [26] Ibidem, ff. 55 v et 57 r; Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, ff. 69 v-70 r; Ion Lupºan Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 63 v; Paraschiv Radu, Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 62; Andrei Gluvacov, Déclaration de témoin, 10/03/1955, vol. 3, f. 21 v; Andrei Gluvacov, Déclaration de témoin, 10/03/1955, vol. 3, f. 22 r et 22 v. [27] „notele considerate mai valoroase erau date spre exploatare atât în cadrul direcþiei noastre[,] cît ºi altor direcþii.” Andrei Gluvacov, Déclaration de témoin, 10/03/1955, vol. 3, f. 22 v. [28] Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, ff. 55 v et 57 r; Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, ff. 69 v-70 r; Ion Lupºan Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 63 v; Paraschiv Radu, Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 62. [29] Voir Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 57 r. [30] Andrei Gluvacov, Déclaration de témoin, 10/03/1955, vol. 3, ff. 22 r-v. [31] Ion Lupºan Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 63 v. [32] „De cele mai multe ori Eva Birtaº aducea plicurile deschise, ceeace mã fãcea sã cred cã le cenzureazã. Asupra acestui fapt am atras atenþia lui Nemeº[,] ºi acesta în cele din urmã a schimbat-o pe Eva Birtaº. Era periculos sã se deschidã corespondenþa de cãtre altul decît Nemeº[,] întrucît se întîmpla sã existe informaþiuni în legãturã chiar cu soþul Tov[arãºei]. Birtaº, colonelul Birtaº.” Paraschiv Radu, Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 62. [33] Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, ff. 69 v-70 r; Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 55 v. [34] Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 r. [35] „lucrau la maºinã [de scris] materiale al cãror conþinut nu l-am aflat niciodatã[,] pentrucã nu rãmînea nimic în arhivã.” Ibidem. [36] Marcel Hofman, Déclaration de témoin, 7/02/1955, vol. 3, f. 70 r. [37] „Potrivit instrucþiunilor primite, personalul trebuia sã facã parte aparent din cadrul penitenciarului[,] respectiv pentru a nu se desconspira munca.” Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 81 v. [38] „nu se subordonau direcþiei penitenciarului, ci lucrau direct cu noi.” Ioan Lupºan Déclaration de témoin, 9/02/1955, vol. 3, f. 63 v. Voir aussi Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 55 v; Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v; Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 65 v. [39] Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v. [40] Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 82 r. [41] Pour l’histoire de ce type de rééducation, voir Mircea Stãnescu, La rééducation en Roumanie communiste. Du fin des années ’40 au début des années ’50, vol. I (en roumain, en voie de publication). [42] Iosif Nemeº, Interrogatoire, 2, 7 et 9/12/1954 et 16/04/1955, vol. 3, f. 92 r; Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 39 v. [43] Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 38 v. [44] Direction générale de la sécurité de l’état. En fait, il s’agit de la Direction générale de la sécurité du peuple, la première titulature de l’institution. . [45] „Cu ocazia numirii mele ca ºef al acestui Serviciu, dl. ministru adj. Pintilie Gh[eorghe]. mi-a spus urmãtoarele: «vei primi circa 100 de oameni care vor fi recrutaþi de direcþia cadre [a] D.G.S.S. de prin ºcolile de miliþie[,] cu care vei înfiinþa o ºcoalã pregãtitoare. (cu concursul ºcolii D.G.S.S.) pentru a duce muncã cu caracter informativ în penitenciare. Dupã terminarea ºcolii se va înfiinþa un serviciu în cadrul D.G.P.[,] care va purta titlul de „serviciul inspecþii”[,] ºi care va avea douã obiective: a) unul de suprafaþã, adicã trierea corespondenþei deþinuþilor, controlul pachetelor, comportarea deþinuþilor în penitenciare. b) altul[,] principal[,] constînd în a duce o muncã cu caracter informativ[,] pentru a se obþine tot ceeace deþinuþii ascunseserã în timpul cercetãrilor, legãturi în afarã, încercãri de reorganizare, legãturi cu personalul penitenciarelor, etc. / [...]» În ceeace priveºte munca, legãtura mea superioarã unicã urmînd a fi însuºi dl. ministru adj. Pintilie. / Dl. ministru adj. mi-a atras atenþia cã funcþionase un mic serviciu de acelaº gen care nu dãduse rezultate[,] ºi cã se creiaserã «frecuºuri» între Nemeº – ºeful acelui serviciu – ºi directorul general, Col. Baciu. Mi-a atras atenþia ca eu sã mã feresc de asemenea situaþiuni. În aceste condiþiuni[,] am trecut la executarea ordinului primit.” Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, ff. 38 v-389 r. Voir aussi Interrogatoire d’inculpé, 25/09/1956, vol. 6, f. 355 r. [46] Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, ff. 39 r-v. [47] „iar în cazuri speciale[,] cum era cazul Piteºti – diversiune.” Ibidem, vol. 3, f. 40 r. Voir aussi Interrogatoire d’inculpé, 25/09/1956, vol. 6, ff. 355 v. [48] „în ceeace priveºte urmãrirea personalului administrativ sã o lãsãm pentru mai târziu[,] pentru a nu produce tulburãri în masa de funcþionari.” Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 40 r. [49] Ibidem, f. 39 r; Coman Stoilescu, Déclaration de témoin, 29/03/1955, vol. 3, f. 24 v. [50] Constantin Zincã, Declaraþie, 20/02/1954, vol. 2, f. 267. Il indique la date exacte. Voir aussi Mihai Mircea, Déclaration, 5/02/1954, vol. 2, f. 67; Interrogatoire, 4/02/1955, vol. 3, ff. 72 r-v; Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 v. [51] Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, ff. 273 r-v; Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 281. [52] Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 273 v. [53] Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 281; Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 273 v; Tudor Sepeanu, Interrogatoire d’inculpé, 25/09/1956, vol. 6, ff. 355 r-v. [54] „curs scurt de iniþiere”. Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 274 r. [55] Iancu ªerban, Procès-verbal d’interrogatoire, vol. 2, f. 296 r; 11/08/1953, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v. [56] Constantin Zincã, Déclaration, 20/02/1954, vol. 2, f. 267. [57] „dezbinatã unitatea deþinuþilor în scopul anihilãrii acþiunilor lor duºmãnoase.” Mihai Mircea, Interrogatoire, 4/02/1955, vol. 3, ff. 72 r-v. [58] „Voi de acum nu mai muriþi de moarte bunã, ci ori împuºcaþi (omorâþi) de diferite elemente, ori muriþi în puºcãrie.” Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 282. [59] „Lt. Col. Sepeanu spunea cã noi trebue sã ºtim ºi sã vedem totul, ºi aºa trebue sã cerem de la informatori, iar noi, la rândul nostru, aºa am cerut.” Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 279 v. [60] Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v; Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 51 v; Constantin Zincã, Déclaration, 20/02/1954, vol. 2, f. 268; Avram Hahamu, Déclaration, 8/02/1954, vol. 2, f. 299; Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 r. [61] Iancu ªerban, Procès-verbal d’interrogatoire, vol. 2, f. 296 r; Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, ff. 59 v, 60 r. Voir aussi Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 283; Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 53 r; Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, ff. 41 r-v. [62] „alte ocazii sigure”. Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 41 r. Voir aussi Iancu ªerban, Procès-verbal d’interrogatoire, vol. 2, ff. 296 r-v. [63] „cartate”. Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 41 v. [64] Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 60 r. [65] Ibidem. [66] Constantin Zincã, Déclaration, 20/02/1954, vol. 2, f. 271. [67] Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 283; Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, ff. 51 v et 53 v-54 r. Voir, aussi Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 280. Il confirme le rôle d’Iancu ªerban. [68] „La început[,] toate informaþiile le-am predat d-lui ministru adj. Pintilie, apoi d-lui g-ral maior Nicolschi Alexandru, apoi lui Birtaº Gavrilã ºi[,] în sfîrºit[,] d-lui maior [Coman] Stoilescu.” Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 41 v. Maria Alexandrescu confirme le renvoi des informations chêz le majeur Coman Stoilescu. Voir Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 v. A son tour, Ion Bacheº dit que les informations étaient renvoyées, d’après le cas, à la IIIème et à la VIIIème Directions de la Securitate, c’est-à-dire, d’une part, au colonel Gavrilã Birtaº et au majeur Ion Criºan, et, d’autre part, au colonel Miºu Dulgheru. Voir Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, ff. 53 r-v. [69] Tudor Sepeanu, Interrogatoire d’inculpé, 25/09/1956, vol. 6, f. 358 r. [70] „Instrucþiuni primeam dela dl. ministru adj. Pintilie Gh.[,] ºi în luna noembrie 1950 am început a primi instrucþiuni dela dl. maior Stoilescu Coman, [ºi] maior Cosma Augustin. Rapoartele de activitate le-am predat dupã cum urmeazã: dl[ui]. Ministru adj. Pintilie Gheorghe, g-ral maior Nicolschi [Alexandru], Birtaº Gavrilã ºi Stoilescu Coman.” Idem, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, f. 43 r. [71] Augustin Cosma, Déposition de témoin, 27/09/1956, vol. 6, f. 425 r. [72] Iancu ªerban, Procès-verbal d’interrogatoire, vol. 2, f. 297 v; Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v; Avram Hahamu, Déclaration, 8/02/1954, vol. 2, f. 303. [73] „singurul care avea dreptul sã [le] dea ordin ºi sã primeascã raport [de la ei]”. Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v. Voir aussi Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 51 v. [74] Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 51 v. [75] „sã-ºi formeze o reþea de informatori atît din rîndul deþinuþilor, cît ºi din rîndul personalului administraþiei[,] pe care sã-i instruiascã în sensul de a furniza informaþii cu privire la orice fel de activitate duºmãnoasã. ªtiu cã se vorbea de o acþiune de «demascare» prin reeducarea deþinuþilor”. Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 v. Voir aussi Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 59 v; Tudor Sepeanu, Interrogatoire, 10/03/1955, vol. 3, ff. 41 v-42 v. [76] „Activitatea serviciului nostru s-a intensificat, aceasta datoritã capacitãþii personale a lui Sepeanu[,] cît ºi a lãrgirii colectivului de muncã. Sepeanu era un conducãtor exigent, dar [îi] umilea [pe] subalternii sãi.” Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 v. [77] Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, f. 288; Alexandru Roºianu, Déclaration, 11/02/1954, vol. 2, f. 166. [78] „Sepeanu a dat instrucþiuni sumare de felul cum trebuie sã se lucreze în penitenciare. De cele mai multe ori, atunci cînd ofiþerii din birourile de inspecþii cereau îndrumãri[,] Sepeanu le recomanda «sã-ºi batã capul singuri».” Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 60 r. [79] Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, ff. 51 v-52 r. [80] Ibidem, f. 52 r. [81] Ion Iordache, Déclaration, 15/02/1954, vol. 2, f. 279 v; Velian Velian, Déclaration, 3/02/1954, vol. 2, ff 285-286. [82] „unde erau deþinuþi contrarevoluþionari ºi[,] îndeosebi[,] legionari.” Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 60 r. [83] „prin corespondenþã, prin deplasãrile lui Sepeanu ºi prin chemarea ofiþerilor la centru.” Ibidem, f. 59 v. Voir aussi Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 51 v. [84] Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 51 v. [85] „Acesta – Sepeanu – era interesat sã iasã cît mai mult material – nu-l interesau însã metodele aplicate[,] acceptînd orice iniþiativã în aceastã privinþã. Aceasta o deduc din faptul cã niciun ofiþer din birourile de inspecþii n-a fost sancþionat[,] nici mãcar nu i s-a atras atenþia, de cãtre Sepeanu[,] pentrucã ar fi folosit vreo metodã, sau alta. / Sepeanu critica pe cei care nu aduceau informaþii.” Ibidem, ff. 52 r-v. [86] „ªtiu cã principala metodã folositã pentru obþinerea informaþiilor era aºa zisa acþiune de demascare”. Iancu ªerban, Déclaration de témoin, 10/02/1955, vol. 3, f. 60 r. [87] „Instrucþiunile erau date numai de cãtre Sepeanu – vorbesc despre instrucþiunile importante – ºi întotdeauna numai verbal.” Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 66 v. [88] „din povestirile lui Sucigan Gheorghe ºi ale lui Mircea [Mihai] ºtiu cã la penitenciarele Piteºti ºi Gherla, deþinuþii care urmau sã declare activitatea lor ºi a altora cu care avuseserã legãturã în activitatea duºmãnoasã erau introduºi în niºte camere separate[,] la un loc cu 5-6 deþinuþi «reeducaþi»[,] care prin unele metode îi determina[u] sã vorbeascã.” Ion Bacheº, Déclaration de témoin, 12/02/1955, vol. 3, f. 52 v. [89] „Toþi cei care lucram dela început în serviciul inspecþii cunoºteam atrocitãþile ce se sãvîrºeau în penitenciare, dar nu cu mult înainte de a se sista. Cazurile mortale erau anunþate lui Sepeanu, dar nu ºtiu dacã i s-a[u] arãtat lui Sepeanu cauzele deceselor.” Maria Alexandrescu, Déclaration de témoin, 8/02/1955, vol. 3, f. 67 r. [90] „Sepeanu îmi spunea ºi el[,] rîzînd[,] cã în penitenciare se bat deþinuþii între ei ºi cã chiar se omoarã.” Eva Birtaº, Déclaration de témoin, 11/02/1955, vol. 3, f. 58.
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